Présentation des domaines nationaux de Sainte-Hélène

Présentation des domaines nationaux de Sainte-Hélène

jeudi 18 août 2016

résumé de l'Opération Sainte-Hélène

Vu sur le site de la Fondation :

Opération Sainte-Hélène



SAUVER LA MAISON DE NAPOLÉON À SAINTE-HÉLÈNE



De 2010 à 2014, la Fondation Napoléon, le ministère des Affaires étrangères et les Domaines nationaux de Sainte-Hélène ont été les chefs de file d’une importante opération de restauration de la Maison de Longwood pour laquelle près de 2,2 millions d’euros ont été mobilisés.
Il s’agissait à l’origine de restaurer l’aile des généraux de la Maison qui avait été mal reconstruite dans les années 1930. Le péril était si imminent que le ministère des Affaires étrangères a dégagé un premier crédit de 700 000 euros. La Fondation Napoléon s’est engagée à abonder cette somme de 700 000 euros supplémentaires. Pour la réunir, elle s’est rapprochée du Souvenir napoléonien et de la Fondation du Patrimoine. Ensemble, ces partenaires ont lancé une souscription publique internationale. L’appel aux dons, clos le 31 décembre 2014, a permis de réunir 1,4 million d’euros auprès d’environ 2 000 donateurs.
Après une étude historique et architecturale détaillée, réalisée par M. Michel Jantzen, architecte en chef des Monuments historiques honoraire, les travaux sur l’aile des généraux ont pu être engagés et menés à bien, dans les délais et le budget impartis. Le bâtiment a pu être reconstruit, protégé durablement des intempéries et son intérieur réorganisé. Il accueille désormais les collections des Domaines nationaux de Sainte-Hélène (gravures, tableaux, meubles et objets historiques), en même temps que les appartements Gourgaud et Montholon retrouvent leur ancienne vocation d’accueil des hôtes des Domaines.
Le reliquat de la souscription a été dirigé vers des travaux de restauration tout aussi vitaux et urgents : restaurations du salon où l’Empereur est mort, le 5 mai 1821 et de la salle de bain qu’il utilisa pendant son exil, réfection de la toiture des communs, convoiement vers la France de 32 meubles historiques qui ont été restaurés puis leur retour à Sainte-Hélène. Pour les autres pièces authentiques de mobilier (environ quatre-vingts), un atelier a été créé dans les anciennes écuries pour accueillir des restaurateurs formés sur place par un restaurateur du patrimoine venu spécialement de France. Pour cette opération de formation, le gouvernement de Sainte-Hélène a accordé au projet une subvention de 100 000 euros.



La générosité des donateurs a permis d’autres opérations encore, comme la redéfinition de la signalétique de l’ensemble des Domaines, l’étude de la réorganisation de leur gestion dans la perspective de l’ouverture de l’aéroport de Sainte-Hélène (juin 2016), la création de nouveaux documents d’accueil et la présentation de l’ensemble des travaux effectués lors d’une grande exposition « Napoléon à Sainte-Hélène » au Musée de l’Armée (mars-juillet 2016).
Dirigés depuis 1987 par M. Michel Dancoisne-Martineau, les Domaines nationaux de Sainte-Hélène sont constitués de trois lieux, dont il est inutile de rappeler l’importance historique et la place dans la mémoire nationale :
  • La Maison de Longwood, ses dépendances et ses jardins (dessinés par Napoléon en personne, replantés et entretenus comme tels depuis une trentaine d’années), à l’intérieur d’un mur d’enceinte, soit une superficie de 1 hectare.
  • Le domaine de la Tombe, lieu de l’inhumation de Napoléon de 1821 à 1840, au fond d’une vallée, pour une superficie de 14 hectares.
  • Le pavillon des Briars, premier lieu de l’exil hélénien de Napoléon (octobre-décembre 1815), soit la maison d’origine agrandie après le départ de l’empereur de pièces portant le nom d’ « appartements des trois amiraux anglais », puisque c’est ici que les commandants de la flottille de surveillance furent hébergés jusqu’en 1821, pour une superficie totale de 1 hectare.
La maison de Longwood et le domaine de la Tombe ont été achetés par la France en 1857. Le pavillon des Briars a été donné à la France par des descendants du propriétaire d’origine, le célèbre William Balcombe, en 1959. Cette dernière propriété a été complétée par le don d’un terrain par M. Michel Dancoisne-Martineau (qui l’avait acquis aux fins de protéger le site d’une urbanisation non réglementée), en 2004.
La superficie des Domaines nationaux de Sainte-Hélène est de 16 hectares.




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NOUVELLE GESTION POUR LES DOMAINES FRANÇAIS DE SAINTE-HÉLÈNE

Assis, de gauche à droite, M. Victor-André Masséna, prince d’Essling, président de la Fondation Napoléon, M. l’ambassadeur Jean Mendelson, M. Mark Capes, gouverneur de Sainte-Hélène, le 14 octobre 2015 © Fondation Napoléon


Le 14 octobre 2015 ont été signés, dans l’aile des généraux de la Maison de Longwood, deux importants contrats qui couronnent l’opération « Sauvez la Maison de Napoléon à Sainte-Hélène ».
Par le premier, le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international (MAEDI), le Gouvernement de Sainte-Hélène et la Fondation Napoléon ont créé la Saint Helena Napoleonic Heritage Ltd, société à but non lucratif de droit hélénien, équivalent d’une fondation en droit français.
Par le second, le MAEDI a confié à ladite société la gestion quotidienne, immobilière et immatérielle des Domaines français de Sainte-Hélène. C’est ce qu’on appelle une délégation de services.
Pour signer ces contrats, M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, avait délégué sur place M. l’ambassadeur Jean Mendelson, ambassadeur itinérant, ancien ambassadeur à Cuba et ancien directeur des Archives diplomatiques. M. Mark Capes, gouverneur de Sainte-Hélène, et M. Victor-André Masséna, prince d’Essling, président de la Fondation Napoléon, étaient les autres signataires de la première convention. Mme Susan O’Bey représentait la Saint Helena Napoleonic Heritage pour la seconde.
Création d’une structure de gestion : la Saint Helena Napoleonic Heritage Ltd
Société privée à but non lucratif de droit hélénien, la Saint Helena Napoleonic Heritage Ltd est née le 14 octobre dernier. Elle est dirigée par un conseil des directeurs (board) composé d’un représentant de chacun des signataires : la République française représentée par M. Michel Dancoisne-Martineau, directeur des Domaines nationaux de Sainte-Hélène et employé par le MAEDI ; un représentant du Gouvernement de Sainte-Hélène (M. Thomas HOLVEY, économiste en chef) ; la Fondation Napoléon (M. Thierry Lentz, directeur). Ses comptes doivent être certifiés et seront publiés chaque année.
Cette société est chargée de la gestion courante des trois lieux constituant les Domaines nationaux de Sainte-Hélène : Longwood, la vallée de la Tombe et les Briars.
La Saint Helena Napoleonic Heritage Ltd se voit déléguer la gestion immobilière et immatérielle des Domaines nationaux
Par contrat signé entre elle et la République française, la Saint Helena Napoleonic Heritage Ltd est désormais chargée du fonctionnement courant des Domaines, avec comme objectif, d’une part, de réduire progressivement des charges de l’État français, par exemple par un transfert progressif du personnel de droit local au sein de la société, et, d’autre part, de maintenir un haut niveau de qualité de l’entretien et de pouvoir offrir des prestations. L’aide financière de l’État sera progressivement réduite jusqu’à ce que les ressources propres de la société couvrent les besoins courants et les petits investissements. Le contrat signé entre l’État et la société comporte la liste des tâches qui passent sans attendre à la charge de la société.
Les objectifs annuels de la société sont fixés par le directeur des Domaines nationaux de Sainte-Hélène. Dès la signature du contrat, la société s’organise pour récolter les recettes des entrées, des locations d’espace et de la boutique de souvenirs créée au sein des Domaines. Le solde de la souscription « Sauver la Maison de Napoléon à Sainte-Hélène » sera mis à la disposition de la société à titre de frais de premier établissement. Signalons que la société ne fera pas de bénéfices et que tous ses résultats seront affectés à l’entretien, à l’enrichissement des collections et au petit investissement.
La propriété des Domaines et des œuvres du musée de Longwood reste à l’État
Les contrats signés ne modifient en rien la propriété des Domaines nationaux qui reste à l’État. Le directeur des Domaines reste garant de la bonne utilisation, de la bonne conservation et du bon fonctionnement de l’ensemble.
Il en va de même de la propriété et de la conservation des objets et œuvres déposés par diverses institutions et qui forment le musée de Longwood. Rien ne change dans ces matières et ces œuvres ne sont en rien affectées par les contrats signés le 14 octobre.
Une plus grande souplesse, dans le respect des règles de conservation
Par les contrats signés le 14 octobre, les Domaines nationaux jouissent désormais d’une plus grande souplesse de gestion. Ils peuvent notamment s’appuyer sur leurs ressources propres pour fonctionner. Les partenaires se sont en outre engagés à poursuivre leur aide. C’est ainsi, par exemple, que le Gouvernement de Sainte-Hélène continuera à assurer, avec ses moyens de police, la sécurité des lieux ; que la Fondation Napoléon restera un partenaire scientifique privilégié des Domaines ; que l’État et son représentant sur place resteront compétents pour tout ce qui touche à la conservation.
Cette modernisation de la gestion permettra aux Domaines de mieux fonctionner et d’être plus libres de leurs mouvements.
Consulter le bilan final de l’opération.

Consulter la liste des donateurs.

mercredi 10 août 2016

La dernière salve

Je viens de revoir avec beaucoup d’émotions les photographies du spectacle « La dernière salve » qui avait été joué au Théâtre Montparnasse à partir du 05-09-1995.





Je n'en ai malheureusement pas le texte. Dommage parce que je me souviens de la première, de ceux qui étaient dans la salle, d'Yves Rousset-Rouard, le producteur... mais pas vraiment du script.
Contributeurs : mise en scène de Marcel Bluwal ; texte de Jean-Claude Brisville ; décors et costumes de Catherine Bluwal ; avec Claude Brasseur, Jacques François et Yves Lambrecht

mardi 9 août 2016

le cottage de la Tombe

À une centaine de mètres de la Tombe, après avoir traversé une bananeraie, se trouve un petit cottage inhabité depuis plus de trente ans.




Il avait été bâti à côté de la Tombe, à l'emplacement de la maison Torbett, pour un gardien que nous n'avons jamais eu... Même en hiver il ressemble encore à « la petite maison dans la prairie ». Le site est comme un hymne à la nature. Isolé et tranquille, il est cependant difficilement utilisable. On ne peut y aller en voiture 4x4 qu’en empruntant un sentier forestier de plus d’un kilomètre.