Présentation des domaines nationaux de Sainte-Hélène

Présentation des domaines nationaux de Sainte-Hélène

dimanche 1 novembre 2015

Le Pavillon des Briars

En 1815, la propriété des Briars appartenait aux Balcombe, famille anglaise installée sur l'île depuis 1805. William Balcombe était employé de la Compagnie des Indes orientales mais, il est également ravitailleur de la Royal Navy et associé à deux autres Anglais, il est chargé d’approvisionner les bateaux de passage. Il est donc bien placé pour obtenir le poste de fournisseur de Longwood. Ayant établi de bonnes relations avec l'Empereur pendant son séjour au pavillon, il sut manœuvrer habilement et fournir un grand nombre de services aux exilés français. C'est pourquoi, lorsqu'il quitta l'île en 1818, Plantation House était méfiante à son égard, ce qui fut pour lui un obstacle quand il tenta de trouver un nouvel emploi à la Compagnie des Indes orientales.






Il avait hypothéqué sa maison avant de partir. Il la vendit et la propriété changea de main plusieurs fois jusqu'au jour de 1959 où Dame Mabel Brookes, son arrière-petite-fille, acheta ce qui restait de la maison de famille, à savoir le pavillon, pour en faire don à la France.

En 1880, l'Impératrice Eugénie rentrait d’un voyage en Afrique du Sud durant lequel elle s’était rendu sur les lieux où son fils avait trouvé la mort, tué par les Zoulous. Elle fit halte à Sainte-Hélène et elle séjourna au pavillon avant d'aller visiter Longwood et le tombeau.

Vue depuis la chambre de l'amiral
La maison principale, demeure des Balcombe, entièrement détruite par les termites, a aujourd'hui disparu, mais le pavillon a été restauré au prix d’une difficile et délicate reconstruction. Il a aujourd’hui l'aspect qu'il avait en 1821. Lorsque Napoléon y séjournait, cet édifice ne comprenait seulement une pièce et un grenier, sorte de galetas où dormaient Las Cases et son fils. Quand les amiraux anglais, qui, de 1816 à 1821, avaient le haut commandement de la place, en firent leur résidence, ils firent ajouter une aile et des dépendances, lesquels existent encore aujourd’hui.


La pièce occupée par Napoléon a pu être aménagée à l’identique grâce aux Mémoires des domestiques. Parmi les meubles, on comptait : un lit de camp (placé à droite de l'entrée), une table, une commode, un canapé, un fauteuil et plusieurs chaises. Si Las Cases et son fils dormaient dans le grenier, les domestiques s'installaient sur des toiles de hamacs étendus devant les portes. Très vite, une tente fut installée sur la pelouse. Elle servait de bureau le jour et de chambre à coucher pour le général Gourgaud la nuit.


Aujourd’hui, les meubles d’origine ont retrouvé leurs places et restituent le décor original avec une grande précision.