Présentation des domaines nationaux de Sainte-Hélène

Présentation des domaines nationaux de Sainte-Hélène

samedi 24 décembre 2016

Emplacements des meubles à Longwood House

Les meubles de Napoléon sont de retour de Paris où ils ont été restaurés et exposés aux Invalides. Le temps d'une journée, j'en ai profité pour les replacer à Longwood House à leurs emplacements de 1817... Bien entendu, ils seront très vite remis là où ils étaient le 5 mai1821.

Salon de l'Empereur



Parloir ou "salle du billard" la verrerie de la Compagnie des Indes orientales anglaise utilisée à Longwood durant la captivité.





Ne manquez pas d’aller visiter Longwood House qui sera ouverte durant cette période de Noël et de Nouvel An les 28, le 29 et le 30 décembre aux heures habituelles.

vendredi 16 décembre 2016

L'équipe des domaines nationaux

Aujourd’hui, tous ceux qui ont travaillé à ou pour Longwood House durant l’année 2016 qui se termine se sont retrouvés pour un repas de fin d’année à la Maison Bertrand qui est devenue un restaurant-école. Avant de nous séparer, je n'ai su résister à la tentation de prendre la traditionnelle photographie de groupe.


De gauche à droite : Bradley Crowie, Byron Knipe, Merrill Andrews, Angela Mittens, Anthony Henry, Gwen Crowie, Anne Henry, J.J. Dancoisne-Martineau, Matthew Joshua, Ivy Yon, George Thomas, Peter Thomas et Ralph Knipe. 

quelques minutes avant la fermeture de Longwood House, ...
De gauche à droite : Angela Mittens, Gwen Crowie, Anne Henry, Ivy Yon, et Bradley Crowie,  

dimanche 11 décembre 2016

Journée porte-ouverte à Longwood House

Afin de permettre aux résidents de l’île de visiter la dernière demeure de Napoléon, deux fois par an, des journées portes-ouvertes sont organisées. La dernière avait été arrangée à l’occasion de la cérémonie du 5 mai.





Voitures garées à l'entrée de Longwood House

Profitant d’une journée ensoleillée, plus de deux cents Héléniens ont fait le déplacement et ont pu découvrir les meubles retournés restaurés pour l’exposition au Invalides. 

vendredi 9 décembre 2016

résumé des folles histoires des masques mortuaires de Napoléon

Bravo à Chantal Prévot pour avoir objectivement et brillamment traité le sujet "des" masques mortuaires de Napoléon.

Treize à la douzaine
Un, deux, trois, dix, douze… masques mortuaires de Napoléon, et plus encore, chacun étant bien sûr présentés ou revendiqués comme authentiques, voire comme l'editio princeps, la pièce originale dont la trace est perdue dès septembre 1821. De nombreux passionnés se sont lancés dans la quête de la précieuse relique, quête qui n'est pas sans rappeler celle du Saint-Graal, tant ce masque est chargé émotionnellement et empreint d'une aura presque sacrée.
C'est ainsi que depuis le milieu du XIXe siècle surgissent des exemplaires aux traits divers, aux histoires tout aussi variées et aux supports disparates (plâtre, cire, papier mâché).
À rassembler et à lire la littérature sur le sujet, la première impression est d'être en présence "d'une affaire" complexe aux mille ramifications. Mais un retour aux sources disponibles (récits et lettres des témoins français et britanniques) permet d'établir une certitude qui peut être énoncée ainsi : un masque, en plâtre de mauvaise qualité (le plâtre fin faisait défaut à ce moment-là sur l'île), a été façonné de manière traditionnelle en creux perdu puis en bon creux par les docteurs Burton et Antommarchi, puis la partie centrale a été subtilisée et emportée dans les bagages de ce dernier vers l'Europe, à destination de Madame Mère. Une copie a été réalisée pour les Bertrand. Les faits connus s'arrêtent là. Après, ce ne sont que suppositions, conjectures, et parfois fantaisies. La brièveté des éléments rapportés par les témoins et le fait que l'original n'ait jamais été présenté publiquement ont laissé le champ libre aux interprétations et aux faussaires. Ainsi, le masque (dont seule la surface est en cire) existe… en quatre exemplaires (recensés à ce jour), et les indices convergent vers un certain capitaine bavarois qui en fit commerce dans les années 1850 depuis Londres. Le masque en papier mâché est un conte fantastique. En l'état actuel de nos connaissances, un seul masque dispose d’une traçabilité clairement établie, le masque Bertrand, conservé au musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau.

Chantal Prévot
Responsable des bibliothèques


Thirteen to the Dozen

How many Napoleon death masks are there? One, two, three, ten, twelve ..., and still counting. Each one is, of course, presented as authentic, even as the editio princeps, the original imprint, despite the fact that all trace of it was lost as early as September 1821. Many enthusiasts have embarked on the quest for the precious relic. 

Indeed, Napoleon’s death mask is so emotionally charged and endowed with an almost sacred aura that this quest sometimes seems to resemble that of the Holy Grail.

Not surprisingly then, ever since the middle of the 19th century, various “specimens” have emerged from obscurity bearing quite a variety of physical features, accompanied by equally extraordinary stories as varied and disparate as the materials they are made of (plaster, wax, papier maché).

Faced with the diverse writings on the subject, the first impression is one of a complex "affair" with a thousand ramifications. However, on closer examination of the available original sources (contemporary accounts and letters by the French and British witnesses) it becomes possible to establish one thing for certain, namely: a death mask, made of poor quality plaster (there was no fine plaster available at that time on the remote island of St Helena), was fashioned by the Doctors Burton and Antommarchi in the traditional way - that is, by first making a negative (hollow) cast and then a positive - the central part of which was then stolen and taken by Dr Antommarchi to Europe, destined for Madame Mère. We know also that a copy was made for the Bertrands. 

The known facts stop there. Afterwards, they are only suppositions, conjectures, and sometimes complete inventions. The poverty of the evidence reported by the witnesses and the fact that the original cast was never shown in public has left the way open to interpretations and counterfeiters. For example, there is a mask of which (to date) four copies are known to exist (of which only the surface is made of wax and not the whole mask as is sometimes claimed) and whose origin would appear to be a certain Bavarian captain who made a certain trade of it in the 1850s in London. There is even a papier maché mask which is a pure fairy tale.

So, based on our knowledge as of today, only one death mask can be clearly traced back to Napoleon and that is the Bertrand mask, held at the Musée National des Châteaux de Malmaison et Bois-Préau.


Chantal Prevot
Librarian at the Fondation Napoléon

jeudi 8 décembre 2016

Cérémonie de remise annuelle des prix de fin d'année aux étudiants

Hier, mercredi 7 décembre 2016, le lycée « Prince Andrew » a tenu sa cérémonie de remise annuelle des prix de fin d'année.


J’ai assisté à l'événement et, au nom de la Saint Helena Napoleonic Heritage Ltd, ai remis aux deux meilleurs étudiants (Alaina et Georgia, photographie ci-dessous) de la classe de français un prix qui était accompagné d’un exemplaire du volume 1 de la série bilingue « Napoléon à Sainte-Hélène, l’écueil d’un empire », du guide bilingue « Sur les traces de Napoléon à Sainte-Hélène » et du « Napoléon et la France » par Thierry Lentz.





J’en ai profité pour remercier publiquement Alison Laycock en lui offrant les mêmes ouvrages. Alison est l’enseignante de langues vivantes qui a fait aimer notre langue française à des centaines d’enfants et d’adultes héléniens durant les dernières années.  
Pareillement, ce fut pour moi une occasion idéale pour remercier Marcella pour m’avoir remplacé à la cérémonie du 11 novembre dernier.

Une fois de plus, ce fut l’occasion de souligner l’importance que nous accordons à la jeunesse, à l’enseignement de notre langue, de notre culture et surtout de notre histoire commune.

mercredi 7 décembre 2016

Sainte-Hélène, l’écueil d’un empire - Second volume

Quel travail que l’édition d’un livre bilingue avec photographies et notes de bas de page … j’ai fini la maquette du volume 2 qui est une étude socio-économique de l’île au 15 octobre 1815 nécessaire pour comprendre certaines décisions qui, aujourd’hui, nous semblent incompréhensibles. Je suis prêt pour l’étape de l’impression qui se fera cette fois-ci non plus au Cap mais à Hong Kong. 




Je vais maintenant profiter des longueurs d’impression et des lentes communications pour commencer la rédaction du volume 3 au sujet des Briars, la famille Balcombe et les deux premiers mois de Napoléon sur l’île.






Premier volume : 

Comment aller à Sainte-Hélène jusqu'en 2018

Outil indispensable pour aller à Sainte-Hélène : l'horaire du RMS St. helena

En voici le lien internet sur lequel nous pouvons jusqu’au 11 février 2018, consulter les horaires du seul bateau qui relie l’île de Sainte-Hélène au reste du monde : http://rms-st-helena.com/schedules-fares


Tant que l’aéroport ne sera pas exploitable commercialement, ceci restera notre seul lien et moyen d’accès.

samedi 3 décembre 2016

Offre Voyage à Sainte-Hélène Mai 2017


Offre Voyage à Sainte-Hélène Mai 2017
Sainte-Hélène, Atlantique Sud
Soyez les ultimes privilégiés à découvrir Sainte-Hélène par la mer, à bord du RMS St Helena, dernier Royal Mail Ship en service. Une expérience unique, au charme ancien d'un monde qui va disparaître prochainement avec l’avion, après 500 ans d’un lien exclusif maritime depuis sa découverte en 1502. Oubliez tout ce que vous avez lu sur la “petite île” et venez découvrir par vous même Sainte-Hélène, comme avant vous l’Empereur Napoléon 1er en exil un jour d’octobre 1815, ou encore l’explorateur James Cook, l’astronome Edmond Halley, le poète Rimbaud et le capitaine Bligh à bord du HMS Bounty.
Un voyage inoubliable! le secret de l’Atlantique Sud!
Le RMS St Helena longeant la côte de Sainte-Hélène


Longwood House

Descriptif résumé (pour plus d'informations: pascal.laparlière@voyage.sh)
23 jours de Paris à Paris, du 22 Mai au 13 juin 2017:
  • 22 Mai - vol aller Paris - Le Cap (Afrique du Sud)
  • 23 Mai - Journée au Cap
  • 24 Mai / 29 Mai -Traversée aller Le Cap / Sainte-Hélène à bord du RMS St Helena
  • 29 Mai / 6 Juin - 8 jours et nuits sur l'île de Sainte-Hélène, avec hébergement à terre.
  • 6 Juin / 11 Juin -Traversée retour Sainte-Hélène / Le Cap à bord du RMS St Helena
  • 12 Juin / 13 Juin - vol retour Le Cap - Paris (+1j)
Points forts:
  • Ultime voyage organisé par bateau sur le mythique RMS St Helena, voir http://rms-st-helena.com/
  • Période du bicentenaire de l’exil de l’Empereur Napoléon 1er à Sainte-Hélène
  • Groupe maximum de 20 personnes permettant la convivialité et une souplesse du programme de visites
  • Bonnes conditions de mer en cette saison
  • Accompagnateur expérimenté sur la destination, bilingue français/anglais, pendant toute la durée du voyage de Paris à Paris. Organisateur en octobre 2015 du voyage du bicentenaire de l’arrivée de Napoléon.
  • Présence à l'aller à bord du RMS St Helena de Michel Dancoisne -Martineau, Consul honoraire de France à Sainte-Hélène, et directeur des Domaines nationaux de Sainte-Hélène.
  • Visite exclusive commentée par le Directeur des Domaines, de Longwood House avec les appartements des généraux rénovés et tous les meubles restaurés de retour de leur exposition à Paris.
  • Visite à la Tombe avec dépôt d’une gerbe commémorative.
  • Repas à la Maison du Grand Maréchal Bertrand récemment restaurée, et dîner de Gala à Longwood House.
  • Rencontre avec Jonathan, la tortue géante de 184 ans, animal recensé le plus âgé du monde.
  • Visite de Plantation House, la résidence du Gouverneur, inchangée depuis Sir Hudson Lowe.
  • Sortie en mer pour admirer les dauphins et la faune naturelle.
  • Nombreuses promenades sur l'île, "Sur les traces de Napoléon" et de la nature endémique de l'île.
Tarif indicatif à partir de 7 499 € par personne tout compris*: pension complète de Paris à Paris, vol Paris - Le Cap A/R, 10 jours à bord du RMS St Helena en catégorie standard (pont A) base double occupation par cabine, hébergements au Cap (2 nuits) et à Sainte-Hélène (8 nuits) base double occupation des chambres, transferts aéroport / hôtel /port, tickets visites, et transports sur l'île en mini-bus.
* tarif indicatif sujet aux fluctuations des prix carburants ou de change, ne comprends pas la taxe d'entrée à Sainte-Hélène (17£), pourboires, boissons et dépenses personnelles
Catégories supérieures sur le RMS ST Helena, occupation single ou acheminement particulier au Cap, nous consulter.
Contact pré-réservation et informations:
Pascal Laparlière
Sainte-Hélène Voyage 110 Rue des Grands Champs Boite 48 75020 Paris France pascal.laparliere@voyage.sh https://www.facebook.com/saintehelene2016/ Mobile +33 (0)6 82 85 26 81 Sainte-Hélène Voyage est partenaire exclusif de la Saint Helena Napoleonic Heritage Ltd*

*Sainte-Hélène Voyage contribue par son activité à générer des revenus à la Saint Helena Napoleonic Heritage Ltd, gestionnaire à but non lucratif des Domaines nationaux de Sainte-Hélène, créée par le Ministère français des Affaires étrangères et du développement international, la Fondation Napoléon et le Gouvernement de Sainte-Hélène.

Cérémonie hommage à la tombe de la Royale en 2014

Photo de couverture: Le RMS St Helena au mouillage dans la baie de Jamestown
© Office de tourisme de Sainte-Hélène / St Helena - Marc Lavaud http://www.marclavaud.com/

jeudi 17 novembre 2016

Cérémonie du 11 Novembre à Sainte-Hélène





Alors que je me trouvais en mer pour mon retour à Sainte-Hélène, je n’ai malheureusement pas pu être présent à la cérémonie au monument aux morts qu’organise chaque année le Gouvernement de Sainte-Hélène à l’occasion du 11 Novembre.

En accord avec la Gouverneure de Sainte-Hélène, Miss Marcella MITTENS, une élève qui étudie le français au lycée Prince Andrew m’a remplacé pour déposer une gerbe au pied du cénotaphe au nom de la République française. Ce fut l’occasion de souligner l’importance que nous accordons à la jeunesse, à l’enseignement de notre langue, de notre culture et surtout de notre histoire commune.


La France est décidément bien présente dans la société hélénienne… Mieux encore, elle est parfaitement intégrée à la communauté.    





Pour ceux qui, a contrario, apprennent l'anglais, voici le résumé de la cérémonie.




REMEMBRANCE DAY SERVICE 2016

A Divine Service, in honour of those who had lost their lives or had been injured during active duty, was held at the Cenotaph in Jamestown on Sunday 13 November 2016. Her Excellency Governor Lisa Phillips arrived at 10.55am, and the Right Reverend Lord Bishop, Dr Richard Fenwick, invited those in attendance to pray, before observing a two-minute silence, signalled by the Last Post.

Wreaths were laid by HE the Governor, representatives of the President of the French Republic (Miss Marcella Mittens), the Army (Mr Mark Dalton), the Royal Navy (DC Louise Scott), the Royal Air Force (Mr Robert Allen), the Merchant Navy (Miss Maureen Jonas), St Helena Police Service (Special Police Constable, Mr Gary Henry) and St Helena Fire & Sea Rescue Service (Mr Christopher Wade). Members of the public, including several schoolchildren, also laid wreaths.

Prayers were led by Father Fred, Pastor Paul and Lieutenant Coral Yon. During the Service, hymns were sung, including ‘O God, Our Help in Ages Past’, ‘The Lord’s My Shepherd’ and ‘Praise My Soul the King of Heaven’. The Act of Commitment was made and acts of peace were then offered. The Service concluded with the National Anthem and Blessing, followed by the traditional March-Past outside the Court House, with music from the Get-togethers Orchestra and the Salvation Army Band.


This year, St Helenians who served on the old RMS St Helena during the 1982 Falklands War were honoured with pride of place at the Remembrance Service, followed by a reception at Plantation House.

Governor Lisa Phillips said:

Honouring the men and women who volunteered to travel on the RMS to the Falklands War, was one of the things I really wanted to do when I got here. I was sad to hear that when their medal finally arrived 33 years after the war, they had to go and collect it themselves from the Post Office. 

“‘Lest We Forget’ is a term that we often use in relation to Remembrance Sunday and I hope I have in some small way made sure this group of people are not forgotten in St Helena’s history.”

As usual, Remembrance Sunday on St Helena was very well observed and attended.

Seven photos are attached to this release, courtesy of Barry Hubbard.


SHG                                                                                                                                     
14 November 2016


Premiers volumes en vente exclusive en France

Chers ami(e)s,
Exceptionnellement, 100 exemplaires du dernier ouvrage de Michel Dancoisne-Martineau "Napoléon et Sainte-Hélène" Volume 1, d'une série à venir de 12 volumes "Napoléon à Sainte-Hélène, l'écueil d'un empire" sont disponibles à la vente en France, dans une édition originale limitée à 1000 exemplaires, exclusivement vendue à la boutique de Longwood House à Sainte-Hélène.

Napoléon et Sainte-Hélène, 1800 - 15 Octobre 1815 Volume 1
  • Edition originale 2016 limitée à 1000 exemplaires
  • Bilingue Français / Anglais
  • Beau livre relié de 124 pages 22x28 cm
  • Très nombreuses illustrations souvent inédites

En cadeau, le guide:

Les lieux de l'exil aujourd'hui, Sur les traces de Napoléon à Sainte-Hélène
  • Edition originale 2015
  • Bilingue Français / Anglais
  • Fascicule de 72 pages 14x21 cm

Tarif de 59€, port France métropolitaine compris.

En raison du nombre limité d'exemplaires disponibles, merci d'envoyer vos coordonnées pour pré-réservation à commande@voyage.sh
(premier arrivé, premier servi, le cachet de l'email faisant foi :-)

N'hésitez pas à diffuser à vos amis! Merci.



 exemple intérieur, Napoléon et Sainte-Hélène, 1800 - 15 Octobre 1815 Volume 1





La collection des 12 volumes à venir jusqu'en 2024 et la Table des matières de Napoléon et Sainte-Hélène, 1800 - 15 Octobre 1815 Volume 1







Index de Les lieux de l'exil aujourd'hui, Sur les traces de Napoléon à Sainte-Hélène

Opération avec le soutien de la Saint Helena Napoleonic Heritage Ltd. http://shnhltd.blogspot.fr/


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Pascal Laparlière / Sainte-Hélène Voyage & Service
110 Rue des Grands Champs
Boite 48
75020 Paris
France




vendredi 14 octobre 2016

Remise de la Légion d’honneur à Michel Dancoisne-Martineau


Le 12 octobre 2016, M. Masset, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, a remis à M. Dancoisne-Martineau, directeur des Domaines nationaux de Sainte-Hélène, les insignes de chevalier de la Légion d’honneur en présence notamment de SAI la Princesse Napoléon et de M. Victor-André Masséna, prince d’Essling. Félicitations au récipiendaire !



de droite à gauche : L'Ambassadeur Jean Mendelson   -   MDM   -   S.A.I. La Princesse Napoléon   -    M. le Secrétaire Général, Christian Masset   -     Le Prince d'Essling



MDM avec Alexandra Mongin et Céline Gautier




de gauche à droite : M. Amaury Lefébure, M. le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, Christian Masset, M. Pascal Laparlière,  M. l'Ambassadeur Serge Mucetti,  Mme Annie Meunier,  S.A.I. La Princesse Napoléon, M. Jean-Paul Mayeux , M. Michel Dancoisne-Martineau, M. le directeur des Affaires Immobilières Graham Paul,  Mme Isabelle Denis ,  M. l'Ambassadeur Jean Mendelson,  M. Victor-André Masséna, Prince d’Essling,  Mme Viviane Huet, M. Jean Huet,  M. Frédéric Barbut, Mme. Céline Gautier  et Mme Alexandra Mongin 


[Discours de remerciement de Michel Dancoisne-Martineau lors de la remise de sa Légion d'honneur.]

Madame [SAI LA PRINCESSE NAPOLEON],
Monsieur le Secrétaire Général [CHRISTIAN MASSET],
Madame la directrice général, [HELENE FARNAUD-DEFROMONT]
Prince [VICTOR-ANDRE MASSENA],
Messieurs les Ambassadeurs et directeurs,
Mesdames, Messieurs et chers amis
Cette distinction m’honore à un très haut point car je ne la conçois que comme la marque de ce que vous tous, ce soir, m’avez accordé : « la confiance ». 

À commencer par Son Altesse Impériale la Princesse Napoléon.,
C’est en effet vous, Madame, qui m’avez encouragé à poser ma candidature à la responsabilité des Domaines de Sainte-Hélène, il y a trente années de cela.
Vous savez que j’ai pour votre personne et votre Famille le plus profond respect. Mais j’ai aussi l’honneur de pouvoir dire que ces sentiments se sont mués, au fil de nos rencontres, en une réelle, profonde et non moins respectueuse amitié. Je vous serai toujours reconnaissant de m’avoir offert votre soutien et vos encouragements autant dans mes efforts à préserver la mémoire de Napoléon Ier à Sainte-Hélène que dans mes travaux picturaux, voire dans ma vie privée. Qui plus est, vous êtes, Madame, une de ces hautes personnalités, mais aussi une de ces amies loyales qui me font chaque jour comprendre que la confiance a un prix : celui d’en être digne. 

En disant cela, je pense aussi à vous, Monsieur l’ambassadeur Serge Mucetti. Lorsque vous étiez encore au Service du Personnel du Ministère des Affaires étrangères, vous avez suffisamment eu confiance en moi pour me faire signer mon premier contrat de travail. Je peux aujourd’hui le dire, durant mes premières années à Sainte-Hélène, ce fut bien pour justifier cette confiance et même pour vous épater que j’entrepris de restituer – après cent cinquante ans d’oubli – les seuls jardins que Napoléon ait jamais dessinés et ressuscité la forêt du Val de la Tombe. 

Bien entendu ce choix que vous fîtes ne put se faire qu’avec l’accord de Gilbert Martineau qui accepta de me former sur place pour découvrir la gestion comptable et administrative d’un poste diplomatique et de partager avec moi ses connaissances acquises sur l’histoire de Napoléon à Sainte-Hélène. Pour reprendre une analogie souvent employée, il a été ma catéchèse pour la Passion Napoléon. 

Je ne m’illusionne pas et connais parfaitement mes limites. Après la mort de mon père adoptif, trois personnes ont cependant su le suppléer. Ils surent me convaincre de rester à Sainte-Hélène. Car même si l’île du début (pour ne pas dire du bout) du monde m’apparaissait déjà comme la perle de la mer ou l’émeraude des entrailles de la terre, je ne pensais pas avoir les aptitudes scientifiques qu’imposait cet emploi.
1- Jean-Paul Kauffmann [il est à Venise et s’excuse de ne pas être des nôtres ce soir] a réussi l’exploit de dépoussiérer un sujet rendu très noir par plus d’un siècle de légendes si bien qu’on avait fini par ne plus rien y voir. À une époque de ma vie qui me portait vers d’autres rivages que ceux de Sainte-Hélène, Jean-Paul est celui qui se battit pour me convaincre et me permettre de rester dans l’Atlantique sud afin de veiller sur la relique maléfique de la Passion Napoléon.
2- Bernard Chevallier qui, à la mort de Gilbert Martineau, s’obstina avec autorité en tant que directeur du Musée national du château de Malmaison - (site officiel) et Bois-Préau, à me motiver et à reprendre courage. Grâce à lui, je ne restai pas seul. Il connaissait le rôle de mentor qu’avait tenu Gilbert. Il ne prit pas sa place, mais compléta généreusement ma formation. Bernard m’initia à la conservation et m’apprit que, contrairement à ce que le mot « conservateur » évoque de conservatisme, cette fonction impose une constante remise en cause de nos connaissances et de nos méthodes. C’est ce que je fis en étudiant d’une manière exhaustive le sujet très ciblé de Napoléon à Sainte-Hélène. La présence ce soir de son successeur, Amaury Lefébure, m’honore au plus haut point. Le Musée national du château de Malmaison - (site officiel), Bois-préau, l’île d’Aix, Ajaccio sont les fleurons des habitations napoléoniennes en France. Sainte-Hélène, hors de France, en est leur finalité. Comme Bernard avant lui, Amaury a accepté de me faire confiance et de poursuivre avec moi le travail.
3- Autre absent de cette soirée : Thierry Lentz. A son arrivée à la direction de laFondation Napoléon, tout changea. Thierry s’allia à Bernard pour me pousser à travailler afin de produire des études scientifiques rendues nécessaires par notre objectif devenu commun. Je sus tout d’abord résister à la seule pression de Bernard, mais à partir de 2000, je ne pesais plus lourd contre eux deux. [Tous ceux qui ont été confronté au talent de persuasion de Thierry comprendront]
En me demandant d’utiliser beaucoup moins fréquemment la scie tronçonneuse et les outils de jardinage pour les remplacer par ceux de traitement de texte et de recherche, ils me lancèrent un défi incroyable : replacer dans la mémoire collective une île dont le nom restera à tout jamais associé à celui de Napoléon. Ce n’était pas tout de vouloir diffuser l’image de Sainte-Hélène et de la sortir de son brouillard. Il fallait que nous sachions nous-même de quelle image nous devions parler car c’était bien peu que de dire qu’elle était brouillée. S’ils me laissèrent seul faire ce travail, ils surent toujours être là aux moments opportuns et furent d’extraordinaires guides.

En 2005, Victor Massena, prince d'Essling succéda au Baron Gourgaud à la Présidence de la Fondation Napoléon. Non seulement il valida ce que nous avions entamé mais il apporta à l’édifice sa force de combat. Il devint le chêne au tronc duquel je pouvais m’adosser durant les périodes de tempête. La Fondation cessa d’être un soutien. Elle devint une équipe de combat. Merci Alexandra Mongin etPierre Branda d’être là ce soir, SVP, remerciez Chantal Prévot, Irène Delage, Brigitte Claré, Marie de Bruchard, Elodie Lefort, Peter Hicks, François Houdecek et Rebecca Young pour moi et dites-leur bien combien ils m’importent. Avec cette force de frappe, nous devions travailler non seulement à partager et à faire connaître Sainte-Hélène mais à restaurer et reconstruire un patrimoine.

Bien entendu, cette résurrection – pour reprendre le vocabulaire christique auquel Sainte-Hélène est accoutumée – n’aurait pu être aussi éclatante sans les centaines de donateurs dont les trois plus généreux d’entre eux que sont Alain et Patrick De Pauw et Laurent Burelle qui, eux aussi, nous ont fait confiance. 

Mon travail et ma vie à Sainte-Hélène ne font qu’un. Ma mission n’a pas que dessiné les contours de ma vie, elle l’a conditionnée. Il y a du sacerdoce dans cette affaire. Mes meilleurs amis le sont devenus à cause ou grâce à mes fonctions sur l’île : Annie Meunier, Céline Gautier, Paskalita Francheteau, Jean et Viviane Huet, Jean-Paul Mayeux, Pascal Sean Laparliere et Frederic Barbut. Seule exception d’importance à cette règle commune : mon époux, J.J., qui, en découvrant Sainte-Hélène, il y a maintenant près de vingt ans, a non seulement accepté de partager mon quotidien sur l’île mais aussi de m’aider, d’alléger ma charge et d’être l’élément stabilisateur de ma vie. 

Et puis bien entendu, je pense aussi ce soir à ma meilleure complice, Susan O'Bey et à tous mes amis Héléniens trop nombreux pour les nommer grâce à qui ma place dans la société hélénienne est un véritable bonheur au quotidien.
Lorsque j’appris que, par décret pris sur la proposition de Monsieur le Ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Monsieur Jean-Marc Ayrault, j’avais été nommé chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur, ma première réaction fut un grand soulagement. 

Comme je vous l’ai déjà dit, je ne cesse de douter, de manquer d’assurance. Et, il faut bien l’admettre, ce n’est pas là le profil idéal d’un employé dont la fonction ne peut être qu’accomplie de manière empirique car indéfinissable. Oui, cette distinction m’a rassuré sur la façon dont j’ai conjecturé la gestion, l’intendance, la conservation et l’animation historique des domaines. La confiance se mérite. Elle se gagne avec le temps. Elle s’établie dans la durée. La plus remarquable marque de confiance que le Département me fit, fut d’accepter de faire, à titre exceptionnel et dérogatoire, une entorse à la règle absolue de la mobilité de ses agents. Et je pense plus particulièrement à Jean-Paul Monchau qui a suivi longtemps mon dossier et que je remercie très sincèrement. 

Depuis cette décision, honorer cette confiance devint mon Credo. Il me fallait prouver que mon poste ne pouvait être géré que dans la durée sans laquelle le travail avec l’équipe du Musée national du château de Malmaison - (site officiel), de la Fondation Napoléon puis de la conservation du Musée de l'Armée n’aurait pu être possible. Valoriser les domaines nationaux de Sainte-Hélène ne peut se faire sans les connaitre, sans en décortiquer tous les aspects et sans en étudier le moindre détail. 

Mon ambition était de faire en sorte que le Département puisse être fier de nos domaines nationaux et de leur rayonnement international et, plus prosaïquement, de transformer en pépite ce poste souvent perçu comme un caillou dans une chaussure. Même s’il ne pourra probablement jamais parfaitement entrer dans le « moule » d’un poste diplomatique, Sainte-Hélène devient cependant de plus en plus séduisante. J’en veux pour preuve les courriers que je reçois régulièrement depuis trois ans me demandant la date à laquelle mon poste se libérera. Cette ambition fut partagée dès 2003 par Jean-Marc Daniel et, sans discontinuer depuis, par ses successeurs à la tête des affaires immobilières du Département. Jean-Marie Bruno, Christophe Penot et Graham Paul furent pour moi de véritables guides et d’indéfectibles soutiens. Avec eux, bien entendu, le service du patrimoine avec Dominique Richard puis Isabelle Denis qui furent toujours extrêmement enthousiastes et protecteurs à mon endroit. Je ne pourrai pas citer tous les autres, dans toutes les directions, qui sont ensuite venu soutenir nos projets, qui à certains moments étaient un peu des rêves. J’aurai simplement un mot supplémentaire pour Monsieur l’ambassadeur Jean Mendelson qui, comme la Garde impériale, a « donné » au moment crucial et, de surcroît, a été un des grands conseillers de la ligne droite qui nous a menés à la mise en place d’une nouvelle organisation, avec de nouvelles ambitions. 

Chaque jour, grâce à cette attention et ces soutiens, j’ai senti grandir en moi la fierté d’appartenir à cette grande et séculaire administration.

Alors qu’une très grande partie des meubles exposés aux Invalides est déjà de retour à Longwood House, toutes les orientations de nos futures activités sur l’île sont suspendues dans l’attente de l’ouverture – ou pas – de l’aéroport.
Inaccessible au public, l’île était condamnée administrativement et médiatiquement à l’obscurité. Au secret. Cette image de mystère correspondait à l’attente des associations napoléoniennes et aux passionnés de cette période de notre histoire. Ses composantes étaient l’inconnu, l’interprétation, l’opacité, l’énigme. Toutefois, avec l’exposition des Invalides de cette année et les activités liées au bicentenaire, la nébuleuse dans laquelle son isolement l’assujettit n’est plus une fatalité. Grâce à vous tous ce soir et à ceux, absents, que j’ai mentionnés, Sainte-Hélène et nos domaines qui s’y trouvent se dirigent vers la pleine lumière. Tout dévoiler, exorciser le mystère, normaliser est la prochaine étape que je me suis assigné. En terme plus administratif, cela s’appelle normaliser un poste. 

Monsieur le Secrétaire général, Madame la directrice générale de l’administration et de la modernisation, je souhaiterais conclure ici en vous remerciant d’avoir accepté de me soutenir dans ce moment aussi agréable que difficile [ceux qui me connaissent savent à quel point j’aime les prises de parole en public…]. Il y a trente ans, je n’aurais jamais pensé qu’il fût possible que mes plus grands chefs prennent sur leur temps pour être à mes côtés. Je mesure l’honneur que vous me faites qui est aussi le témoignage du chemin parcouru, non pas par Michel Dancoisne-Martineau, mais par les Domaines nationaux de Sainte-Hélène. Je porterai donc cette décoration avec fierté et comme l’expression de votre confiance pour m’avoir désigné à une mission qui pourrait se résumer en cette phrase : défier les éléments hostiles pour transformer une maison mal construite sur le haut plateau d’une île coupée du monde toute entière plongée dans l’obscurité de la légende noire de Napoléon, en un patrimoine historique dont notre République peut être fière. 

Je vous remercie de votre attention.

12/10/2016