Présentation des domaines nationaux de Sainte-Hélène

Présentation des domaines nationaux de Sainte-Hélène

vendredi 29 janvier 2016

L'exposition Napoléon à Sainte-Hélène. La conquête de la mémoire

NAPOLÉON À SAINTE-HÉLÈNE. LA CONQUÊTE DE LA MÉMOIRE

Du mercredi 6 avril 2016 au dimanche 24 juillet 2016
Tous les jours de 10h à 18h


18 juin 1815, la bataille de Waterloo sonne le glas de l’Empire. Napoléon, vaincu, prend la route de l’exil. Craignant un éventuel retour de l’homme des Cent Jours, l’Angleterre fait le choix de la dernière demeure de l’Empereur : ce sera Sainte-Hélène, petite île hérissant ses reliefs hostiles au milieu de l’Océan Atlantique. Napoléon y débarque avec ses plus fidèles compagnons et s’installe à Longwood House, logis pour le moins modeste dans lequel il finira ses jours.
Organisée autour de l’opération exceptionnelle de restauration des meubles de Longwood House, l’expositionNapoléon à Sainte-Hélène. La conquête de la mémoire offre au public français l’occasion unique de venir contempler le mobilier qui entourait l’Empereur au moment de sa mort. Les vestiges impériaux, que Napoléon a réussi à emporter avec lui, entrent en résonnance avec la précarité de sa condition de prisonnier. Que reste-t-il alors de l’Empereur, que reste-t-il de l’homme ? Napoléon se lance dans sa dernière conquête, celle de la postérité et fait de Sainte-Hélène le lieu de l’écriture de la légende, dès avant sa mort, le 5 mai 1821.
Cette exposition produite par le musée de l’Armée, est organisée avec le soutien de la Fondation Napoléon, du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, des Domaines nationaux de Sainte-Hélène, du musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau et du gouvernement de Sainte-Hélène, ainsi que du CIC, grand partenaire du musée de l’Armée.

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Programme général
À l'occasion de cette exposition, un colloque et plusieurs conférences sont organisés autour du thème « L'aigle dans l'île ».

Une série de concerts est également prévue :
Beethoven et l'Empereur, le 7 avril
Berlioz. La symphonie fantastique, le 12 avril ;
Nuits d'été avec Karine Deshayes, le 21 avril ;
Berlioz. La symphonie funèbre et triomphale, le 12 mai ;
François-René Duchâble, le 19 mai.
 Adresse
Hôtel des Invalides, Musée de l'Armée *
129, rue de Grenelle - 75700 Paris 07 SP - France
 Accès
Métro : Invalides, Latour-Maubourg, Varenne, St-François-Xavier
RER : Invalides

mercredi 27 janvier 2016

La volière de Napoléon à Sainte-Hélène #2



Un serviteur de Napoléon nous parle de cette volière : 

« Lorsqu'on avait creusé le grand bassin du jardin de Noverraz (celui dans lequel on avait mis des poissons), on avait attaqué et même coupé les principales racines du sapin ; cet arbre se sécha, étant privé des sources de la vie. Pour occuper cette place, l'Empereur fit faire par un Chinois (celui dont j'ai déjà parlé) une grande cage ou volière en bambou, couronnée d'une espèce d'oiseau que le Chinois donna pour un aigle. Pour peupler la cage, l'Empereur fit acheter quelques douzaines de serins. Ces petits oiseaux demeurèrent un ou deux mois dans leurs petites cages suspendues dans le berceau, en attendant que la volière que l'on construisait fût terminée. Tous les jours, on donnait à ces petits volatiles tout ce qu'il leur fallait pour vivre ; mais ils furent pris par le « bouton », dont peu à peu presque tous moururent. Les quelques-uns qui restèrent devinrent la proie des chats. En définitive, la volière organisée et placée eut pour premiers habitants un faisan estropié et quelques poules. Pour ne pas perdre celles-ci, on fut obligé de les retirer de la cage quelques jours après. Quant au malheureux faisan, il termina ses jours dans la prison. L’idée vint alors è l'Empereur de mettre des pigeons dans la volière. Pendant quelques jours on tint enfermés les nouveaux habitants ; mais, aussitôt que la porte leur fut ouverte, ils retournèrent à leur précédent domicile. La cage resta sans oiseaux, comme le bassin sans poissons »[1].

Au  musée de Châteauroux on peut encore voir la volière originale. Avec le soutien de la Fondation Napoléon et de Jean et Vivianne HUET, une copie en a été faite en 2005 mais vue sa taille nous étions dans l’incapacité de la présenter au public à l'intérieur des bâtiments.







Pour la protéger des intempéries, une structure en forme de pagode a été posée aujourd’hui pour l’accueillir dans les jardins.








Il ne nous reste plus qu'à trouver l' "espèce d'oiseau que le Chinois donna pour un aigle".


[1] Souvenirs du Mameluck Ali (Louis-Etienne SAINT-DENIS) sur l'Empereur Napoléon - Introduction de G. Michaut, Professeur à la Sorbonne - Ed. Payot, Paris, 1926 p. II-204-205

mardi 26 janvier 2016

Eposition 2016 : "Napoléon à Sainte-Hélène, La conquête de la mémoire"

Vu sur la page de la Fondation Napoléon :

Exposition « Napoléon à Sainte-Hélène » : dans les coulisses du montage

Exposition « Napoléon à Sainte-Hélène » : dans les coulisses du montage
Uniforme de Napoléon (détail) ©Paris, musée de l’Armée/Pascal Segrette
Le 6 avril prochain s’ouvre la grande exposition de printemps du musée de l’Armée : « Napoléon à Sainte-Hélène. La conquête de la mémoire ». À deux mois du début de l’exposition, les préparatifs ont déjà commencé.
Mannequinage de la culotte ©Paris, musée de l’Armée/Pascal Segrette.
Mannequinage de la culotte ©Paris, musée de l’Armée/Pascal Segrette.

Vendredi 8 janvier, deux œuvres de la Fondation Napoléon, le gilet et la culotte de Napoléon, ainsi que l’habit de chasseur à cheval de l’Empereur appartenant aux musées de Sens, ont été amenés dans les locaux du musée de l’Armée. L’objectif de la journée était de réaliser un nettoyage léger des textiles, ainsi que leur mannequinage. Cette opération revêt ici un caractère unique. En effet, elle permet à des œuvres de différentes institutions d’être présentées ensemble pour la première fois. Les œuvres ont été laissées dans les mains expertes de la restauratrice textile du musée de l’Armée, Isabelle Grisolia.
  
Vérification de la tension du textile
Vérification de la tension du textile ©Paris, musée de l’Armée/Pascal Segrette.


Afin de se rapprocher le plus de la réalité, il a tout d’abord fallu façonner le mannequin afin qu’il ait la même taille et corpulence que Napoléon. Puis, les textiles ont été nettoyés, à l’aide d’un aspirateur spécial qui permet de les dépoussiérer efficacement et avec une grande délicatesse. Enfin, les différentes pièces ont été installées sur le mannequin. Après six heures de travail, il est recouvert d’une protection et stocké dans les réserves du musée de l’Armée.


Le mannequin retourne en réserve jusqu'à l'ouverture de l'exposition ©Paris, musée de l’Armée/Pascal Segrette.
Le mannequin retourne en réserve jusqu’à l’ouverture de l’exposition ©Paris, musée de l’Armée/Pascal Segrette.

Thomas GREENTREE

En étudiant les meubles de Longwood House et ce qu’ils sont devenus sur l’île après la mort de Napoléon, un nom revient sans cesse dans mes recherches : Thomas GREENTREE. Il était le magasinier (ou fourrier) de l’East India Company. Il avait été nommé en mai 1819 membre du Conseil. Il avait épousé en 1811 Eliza, la fille de William Doveton, de Mount Pleasant.

Hier en allant me promener au cimetière Saint Paul, j’ai rencontré sa tombe entourée de sections entières des grilles de Longwood New House ; ces même grilles qui entourent aujourd’hui la Tome de Napoléon.













La Tombe de Napoléon en été


En été, avec la sécheresse les impatiences, les bégonias, les fuchsias et les daturas disparaissent des terrasses qui entourent la Tombe de Napoléon pour laisser place au bougainvillier qui a pris un pin de Norfolk comme support. 




lundi 25 janvier 2016

Gilbert Martineau à Sainte-Hélène

Gilbert Martineau est l'auteur de nombreux ouvrages sur Napoléon, sa famille et Sainte-Hélène. voici une petite biographie et quelques photographies de lui.

Gilbert Martineau entre 1957 et 1967 à Longwood
Gilbert en 1968 achetant des vis dans le DIY de l'époque, Thorpe

Gilbert Martineau entre 1957 et 1967 à Longwood
Gilbert dans les jardins de Longwood en 1958




Gilbert Martineau entre 1957 et 1967 à Longwood
trois photographies de Gilbert devant les appartements de fonctions du conservateur à Longwood
Gilbert Martineau entre 1957 et 1967 à Longwood

Gilbert Martineau entre 1957 et 1967 à Longwood




Gilbert, Roger Martineau est né le 26 juillet 1918 à Rochefort-sur-mer. Il est mort à La Rochelle le 23 août 1995. Il était à Londres en 1939 lors de la déclaration de guerre. En 1940, il rejoint la France libre. En Angleterre, il servira à bord d’un sous-marin anglais puis comme interprète. En 1943, il est envoyé en Mauritanie, à la base navale de Port-Etienne (aujourd’hui Nouadhibou). 

Il terminera la guerre comme enseigne de vaisseau. 

En 1945, il demande sa mise en disponibilité. Directeur de publication aux Éditions Nagel de 1949 à 1953, il fréquente les salons parisiens notamment celui de Rosemonde Gérard dont il était le secrétaire administratif et de son fils Maurice Rostand, il est l’ami de Serge Lifar, redevenu en 1947 maître de ballet à l’Opéra de Paris[1], il côtoie aussi Jean-Paul Sartre, Jean Cocteau, le Prince Félix Youssoupoff. Rappelé sous les drapeaux, de 1954 à 1955, il sert de nouveau dans la Marine Nationale à la base aéronavale d’Aspretto, en Corse, en qualité de « chef des services généraux et opérations ».

Il arrive à Sainte-Hélène en 1957.

Jean-Paul Kauffmann[2] a brossé un portrait de l’homme qui est devenu, en 1986, mon père adoptif. Il m’a même appris certains épisodes de sa carrière que j’ignorais.



Gilbert Martineau en 1990


Gilbert, un an avant sa mort en 1995
Gilbert, un an avant sa mort en 1995






[1] Serge Lifar était à partir de 1947 (et jusqu’en 1958) Premier danseur étoile, chorégraphe, maître de ballet et professeur au Théâtre national de l’Opéra. Fondateur et directeur de l’Institut chorégraphique de l’Opéra : professeur-conférencier.


[2] Jean-Paul Kauffmann, La chambre noire de Longwood, La Table Ronde, Paris, 1997 

vendredi 22 janvier 2016

Premiers Tickets et articles de la boutique de Longwood

Pour tous ceux qui sont étrangers à Facebook, vue sur la page FB de la Fondation Napoléon :

Je souris de voir cette annonce et lire les commentaires (positifs) sur Facebook car la semaine dernière, à l’occasion de l’escale d’un bateau de croisière avec principalement des passagers allemands, trois gardiens se sont faits agresser (au sens premier du terme) parce que les voyageurs trouvaient inadmissible d’avoir à payer £10 pour visiter les lieux.   

Ces croisièristes mettaient en avant le fait que les visiteurs avaient fait un voyage de €2000 pour venir jusqu’aux portails de Longwood et de la Tombe et qu’ils refusaient de mettre en centime d’euro de plus dans ce périple.

Ils sont repartis sans pouvoir entrer et ils se sont satisfaits de photographier la Maison de l’Empereur par-dessus les murs d’enceinte. 

Je salue l’équipe en charge des visites pour leur patience et surtout leur calme.




[Exclusivement sur Sainte-Hélène] Voici les cartes postales qui peuvent être achetées sur l'île de Sainte-Hélène et les trois premiers billets d'entrée numérotés qui donnent accès aux Domaines nationaux de Sainte-Hélène (la maison de Longwood, le pavilion des Briars et le domaine de la tombe). Depuis octobre et l'inauguration de l'aile des généraux, les domaines réouverts, et désormais gérés par une société à but non lucratif - le Saint Helena Napoleonic Heritage Ltd -, ont déjà reçu plus de 1000 visiteurs. En savoir plus sur les restaurations et la nouvelle organisation ici : http://fondationnapoleon.org/…/pat…/operation-sainte-helene/



mardi 19 janvier 2016

La volière de Napoléon à Sainte-Hélène #1

Afin d’abriter la volière que Jean et Viviane Huet nous avaient généreusement offert par l’entremise de la Fondation en 2005, un structure en forme de pagode est en cours de construction. Cette opération est financée par la Fondation Napoléon





A l'occasion de sa dernière visite d'inspection de la restauration de Longwood House, l’architecte des monuments historiques Michel Jantzen, nous a offert les plans d’un abri pour la présenter là où elle se trouvait en 1821.



L’entreprise John I. Isaac, sous la direction d’Alan THOMAS, en a assuré la fabrication. 

En voici, le reportage photographique : 








Demain, son établissement dans les jardins de Longwood, à l’emplacement où elle se trouvait en 1821, devrait commencer.