Présentation des domaines nationaux de Sainte-Hélène

Présentation des domaines nationaux de Sainte-Hélène

vendredi 28 avril 2017

Le Mémorial de Sainte-Hélène, à redécouvrir

Le Mémorial de Sainte-Hélène, à redécouvrir

En avant première (car la parution du manuscrit est prévue en octobre aux éditions Perrin), Le Figaro raconte l'aventure de la découverte du manuscrit inédit du Mémorial de Sainte-Hélène dicté par Napoléon en exil à Las Cases, et le travail de recherches et d'analyses des historiens Thierry Lentz, Peter Hicks, François Houdecek et Chantal Prévot, de la Fondation Napoléon, confrontés aux différences de texte avec la version imprimée connue jusqu'alors.


À lire dans Le Figaro, vendredi 28 avril 2017-n° 22618, ou en ligne (accès abonné).

Cérémonie du 5 mai à Sainte-Hélène

Cérémonie du 5 mai à Sainte-Hélène


La cérémonie en mémoire de Napoléon aura lieu dimanche 7 mai à midi à la tombe où il fut enterré le 9 mai 1821. Elle débutera par un dépôt de gerbes au nom du consul honoraire de France et de l'île de Sainte-Hélène et de la Fondation Napoléon, et se poursuivra par la lecture d'un poème de Lord Byron pour s'achever par une minute de silence et le chant de l'hymne national français par une chorale.
Exceptionnellement, la maison de Longwood sera ouverte gratuitement ce jour-là de 13h à 16h.

Je suis le gardien du tombeau vide, par Michel Dancoisne-Martineau - LIVRE DU MOIS

Livre du mois

Je suis le gardien du tombeau vide, par Michel Dancoisne-Martineau


Michel Dancoisne-Martineau, consul honoraire et conservateur des Domaines français de Sainte-Hélène, propose le récit de son audacieuse arrivée à Sainte-Hélène et de la vie qu'il mène depuis sur cette île d'adoption (réciproque). Cette autobiographie paraîtra le 3 mai prochain aux éditions Flammarion.

L'auteur sera à Paris en dédicace le 11 mai prochain à 18h à la Librairie Albin Michel

samedi 8 avril 2017

Henri Roger : le troisième Conservateur des domaines nationaux

Lorsque le conservateur des domaines, Lucien Morilleau, meurt d’une hémorragie cérébrale, le 10 février 1907 – sans avoir quitté l’île depuis 1859 –, sa femme Louisa[1] demeure à New House et assure l’intérim de la conservation des domaines, le poste consulaire restant vacant. Elle ne dispose comme revenu que de la pension militaire de son mari[2].


[1] Née Louisa Elisabeth Thompson le 6 juillet 1842 et mariée à Lucien Morilleau le 6 avril 1861 à Sainte-Hélène.
[2] Soit 1.200 francs. 

Henri Roger (à droite, penché) en compagnie du Révérend Grant. Il s'agit là de la seule photographie d’Henri Roger que nous ayons à notre disposition.

Le 27 janvier 1908, Henri Roger, le remplaçant de Morilleau nommé par Paris, arrive à Sainte-Hélène. Elle quitte l’île le 25 juillet 1908 pour rejoindre une de ses filles installée à East London en Afrique du sud dans la province du Cap.

À peine en poste, Henri Roger reçoit lord Curzon qui nous a laissé un récit de sa visite durant laquelle il rencontre le jeune consul qui demeure à New House. Le conservateur s’avère être un piètre guide car dès le début de la visite il confond l’ordre des pièces de la maison et de ce qui constitue l’appartement de l’Empereur. Lord Curzon lui demande ses sources et le consul, qui lui avoue ne rien connaître au sujet, lui demande – non sans humour – s’il accepterait de le remplacer de façon permanente à son poste. L’anglais finira la visite en se prêtant au jeu et en évoquant, avec un luxe de détails, les longues heures de l’exil. Lord Curzon, qui avait accepté l’hospitalité de Plantation House, identifiera ensuite la table de billard que Napoléon utilisait à Longwood. Le désintérêt du conservateur pour l’histoire de Napoléon sera même évoqué par les quelques voyageurs français de passage sur l’île qui découvrent une maison laissée à l’abandon dans laquelle traînent les différents outils et matériaux de construction utilisés du temps de Morilleau. Pas une fois, il ne se référera à l’histoire de Longwood House et de Napoléon dans ses rapports dans lesquels il se contente de se plaindre de la médiocrité de ses émoluments[1], de la difficulté qu’il a à vivre à Sainte-Hélène avec sa femme et ses huit enfants, de son « état de débilité physique » et de la « neurasthénie » de son épouse. Il se met en tête de vouloir convaincre Paris de supprimer le poste de conservateur des domaines. 

Afin d’être plus convaincant, il précise dans chacune de ses dépêches adressées au ministre des Affaires Étrangères que :
« [sa] mission est une mission de tout repos [et qu’il ne peut] lui cacher que, par cela même, [il] s’achemine fatalement vers l’abêtissement grâce à une vie inactive et solitaire [et qu’il détient], de par le monde, le poste record de tout repos – même en y ajoutant à sa fonction de Conservateur celle d’agent consulaire. [Dans ces conditions, il peut donner son] humble avis sur l’opportunité de supprimer le poste de conservateur à Sainte-Hélène. Le poste de conservateur de Longwood Old House et du Val Napoléon n’est plus aujourd’hui d’aucune utilité. Un simple surveillant et un ouvrier manœuvre peuvent garder et entretenir ces propriétés. »

Par contre, il ne manque pas de préciser que …

« … si cependant quelques années passées dans l’exil de Ste Hélène pouvaient compenser la perte de la santé par un gain pécuniaire appréciable, il n’y aurait rien à dire [et ceci malgré l’] insalubrité, [la] tristesse [et la] cherté de vie [qui] règnent sur le rocher sur lequel [on l’] a envoyé[2]. »

Le ministère des Affaires Étrangères, sensible à ses plaintes, lui offre, au mois de novembre 1912, l’agence consulaire à Garrucha en Espagne. Cette destination déplaît à Roger qui décline l’offre car il s’attendait à être muté à Paris. Par son refus, il n’a plus le choix et doit demeurer à Sainte-Hélène sans qu’il comprenne le but d’une mission qui le dépasse. 

On comprend ainsi que des visiteurs nous laissent des témoignages comme celui-ci :

« Elle est longue et triste, cette correspondance des consuls avec le département, de 1853 [sic] à nos jours. Ce ne sont que plaintes toujours renouvelées de consuls aigris, malades, sur l'insalubrité des lieux, le manque de crédits, et fins de non-recevoir du ministère en France, pour qui cette île sans agitation politique et sans activité diplomatique n'offre pas d'intérêt[3]. »

Photographie de Longwood House prise à l'occasion de la visite de lady Connaught


Roger n’a pas compris qu’un conservateur à Sainte-Hélène est, avant tout, en charge de l’entretien des domaines et se doit de participer aux travaux. Il croit que, comme du temps du premier Conservateur en titre, Gauthier de Rougemont, il n’est responsable que de l’accueil des visiteurs qui deviennent très rares[4]. Alors que Morilleau parvenait à maintenir la maison dans un état satisfaisant avec presque rien, Henri Roger – tout en continuant de se plaindre qu’il n’a absolument rien à faire et qu’il s’ennuie ferme – déclare pour justifier la dégradation de Longwood House qu’…

« … une couche de peinture ne consolide pas des poteaux pourris et quelques ardoises changées ou des gouttières ressoudées ne rajeunissent pas une maison restaurée en 1859 et sur laquelle des pluies torrentielles et des vents violents sévissent pendant presque toute l’année[5]. »

Après plusieurs années d’un tel désintérêt, la maison est en si mauvais état que le gouvernement local décline poliment l’offre de Roger de mettre Longwood House à la disposition des rescapés du Papanui qui a pris feu dans la rade de Jamestown le 10 septembre 1911. Deux ans plus tard, le 3 novembre 1913, les marins de la Jeanne d’Arc découvrent Longwood House délabrée durant leur escale à Sainte-Hélène. Sur l’initiative du capitaine de vaisseau Grasset, les officiers, scandalisés par l’état des lieux, font un rapport suffisamment convaincant[6] pour que la chambre des Députés vote, le 11 mars 1914, un crédit supplémentaire de 20.000 francs pour l’entretien des domaines. Les travaux commencent le 8 avril 1915 et se terminent 29 avril 1916. La note est de 31.000 francs. L’entreprise Solomon qui, une fois de plus, abuse de son monopole d’agent maritime est responsable du dépassement de crédit en doublant les prix des boiseries par rapport au devis initial. Le ministère des Affaires Étrangères comble ce déficit en prélevant la somme sur son budget de fonctionnement. Aussitôt les travaux achevés, Henri Roger demande sa mise en disponibilité en France et qu’on veuille bien nommer son successeur le plus rapidement possible. Le 4 octobre, Paris accepte et Roger recommande au ministère d’envoyer « comme conservateur à Sainte-Hélène, un officier blessé ne pouvant plus servir à l’armée[7] ». Le 6 novembre 1916, Roger remet au gardien de la Tombe, Bazett Legg, les titres de propriétés et les archives des domaines. Il quitte l’île le 11 novembre. Bazett Legg accepte de prendre en charge les pauvres collections des domaines qui, suite à une demande de l’administration des Beaux-arts, avaient fait l’objet d’un inventaire le 26 décembre 1913. 

La réponse du conservateur se passe de commentaire :

« Les domaines français de Sainte-Hélène ne possède à Longwood Old House qu’un buste de Napoléon 1er (d’après Chaudet) livré directement et non prêté par l’administration des Beaux Arts[8]. »




[1] Lorsque Roger affirme que son « poste est un poste de misère et de famine pour un fonctionnaire venu de France », il se base sur les revenus de ses prédécesseurs. Les rapports de Gauthier de Rougemont n’étaient déjà qu’une longue plainte d’insuffisance de ses émoluments et pourtant…  il recevait 20.000 francs de traitement, une retraite militaire comme chef d'escadron et une pension de la Légion d’honneur. Le loyer de New House était payé par le Département. Mareschal percevait 12.000 francs en plus de sa retraite de capitaine et de sa pension de la Légion d’honneur. Le loyer lui était également payé par le ministère. Quant à Morilleau, il recevait, comme Roger 6.000 francs de traitement mais il pouvait aussi compter sur sa retraite militaire de 1.200 francs et une pension pour la Médaille militaire. Roger est le premier conservateur à ne pas être un militaire en retraite. Gauthier de Rougemont avait pourtant bien recommandé de ne pas attribuer ce poste à un civil… mais, à vrai dire, pour des raisons bien différentes. Pour le vétéran de Waterloo, les lieux saints ne pouvaient être gardés que par un militaire.
[2] Correspondance de Roger – Archives des Domaines français de Sainte-Hélène.
[3] Extrait de Belle Marine de Louis Daniélou, Gallimard, Paris, 1940. Copie du texte donné par Pierre Caillot sans la référence de la page.
[4] Dans une dépêche du 17 avril 1912, Roger remarque : « En effet, les visiteurs deviennent de plus en plus rares et alors qu’autrefois plus de 1500 navires faisaient escale chaque année à Ste Hélène, il n’y a plus aujourd’hui qu’une moyenne de 45 navires qui jètent l’ancre dans la rade de Jamestown ; et encore sur ce nombre, 24 sont des paquebots poste obligés de s’arrêter à Ste Hélène. Les navires de guerre anglais viennent ici très rarement et les navires étrangers ne viennent plus du tout. Il y a près de 7 années qu’un vaisseau de guerre français n’est venu dans les eaux de Ste Hélène (le dernier en juin 1905). Depuis mon arrivée en 1908, je n’ai jamais vu un navire battant un pavillon  mais j’ai eu l’honneur de voir trois français visiter l’habitation de Napoléon ».
[5] Rapport du 27 novembre 1911.
[6] Ils furent aidés par l’écrivain Albéric Cahuet qui mena une campagne de sensibilisation avec l’aide d’un journaliste italien, M. Cavicchioni.
[7] Dépêche du 20 octobre 1916 adressée au Bureau du Personnel.
[8] Ce buste est toujours à Sainte-Hélène. Il est inscrit, aujourd’hui, dans les inventaires du château de Malmaison sous le n° MM.40.47.4836. 

lundi 20 mars 2017

Présentation des activités des domaines aux autorités locales

Vendredi 17 mars, Nous avons pu présenter les activités des domaines aux politiciens, membres du Parlement de Sainte-Hélène, aux chefs des Services du Gouvernement de Sainte-Hélène, à des étudiants du lycée Prince Andrew, à diverses personnalités locales responsables des programmes de conservation des monuments, des historiens, enseignants.

visite audio-guidée

étudiants devant Longwood House



A cette occasion, ils ont pu découvrir les visites audioguidées et un thé (ou café) dans le Salon de Montholon où les invités purent questionner les représentants de la Fondation Napoléon et des Gouvernements de SH et de la France, administrateur de la Saint-Helena Napoleonic Heritage Ltd. 

Présentation au Salon de Montholon

Audioguides à Longwood House : un grand succès

Depuis le 15 janvier 2017, les visites des domaines nationaux se font par audioguides. Dans le cadre notre partenariat avec la Fondation Napoléon et en utilisant les reliquats de la souscription internationale pour la restauration de Longwood House, nous avons été en mesure de financer l’opération.

Son Excellence, la Gouverneure de Sainte-Hélène,
Lisa Phillips visitant Longwood House


Pour en réduire le coût, j’ai rédigé moi-même les textes et mes amis, Thierry Lentz, Peter Hicks, Rebecca Young et Céline Gautier ont prêtés leurs remarquables voix au projet. Elles accompagneront désormais tous nos visiteurs à Sainte-Hélène. 


Les premières réactions du public sont unanimes (ci-dessous une des dernières pages de commentaires des visiteurs).

mardi 14 mars 2017

1947, Royale visite...

le 29 avril 1947, alors que Georges PEUGEOT, le conservateur des domaines de l'époque est en congès administratif[1], le roi George VI, la Reine et leurs deux filles Elisabeth et Margaret, rentrant d’un voyage en Afrique du sud, passent par  Sainte-Hélène. La famille royale visite Longwood House qui ressemble plus à une ruine qu’à la dernière résidence d’un empereur :



Voici le récit de la visite: 

"Depuis le samedi après-midi, des préparatifs avaient été faits pour donner à Longwood une apparence aussi gaie que possible ce qui n’était pas chose aisée car beaucoup de boiseries étaient tombées ou avaient souffert de dommages causés par les termites mais avec l’entrée décorée de grandes feuilles vertes placées en forme d’arche, le drapeau tricolore flottant en haut du mât, des banderoles, un plaisant effet fut obtenu. A l’intérieur de la maison les différents objets et meubles du Musée avaient été disposés comme ils l’étaient lorsque le Musée était ouvert au public.

[…] Après avoir signé le livre d’or des Visiteurs, le Roi fit un petit commentaire sur sa visite. Il dit tout l’intérêt qu’il avait pris à cette visite, s’étant rendu compte des dégâts énormes causés par les termites et exprima son espoir que le gouvernement français prendrait des dispositions pour restaurer cette maison historique[2]".





[1] Le révérend Fenwick Hall assurait la garde des Domaines pendant l’absence de Georges Peugeot.
[2] Rapport établi par M. Hall traduit par Georges Peugeot. Archives des domaines français de Sainte-Hélène.

dimanche 5 mars 2017

Sainte-Hélène, l’écueil d’un empire - Second volume (2)

Voilà, le Volume 2 , Sainte-Hélène, une île sous séquestre, de notre série bilingue anglais/français « Napoléon à Sainte-Hélène, l’écueil d’un empire » commencée l’année dernière est imprimé.





Les livres ont été emballés et, à Hong Kong,  embarqués à bord d’un cargo qui les déchargera au Cap afin qu’ils soient transférés à bord du RMS St. Helena.





Arrivée à Sainte-Hélène prévue pour la fin avril. 

jeudi 16 février 2017

Récit du gardien de la Tombe (vide) de Napoléon...



Une fois n'est pas coutume, j’ai rédigé pour Flammarion un texte sans note de bas de page, sans référence. Un récit linéaire retraçant mon cheminement de ma Picardie natale jusqu'à Sainte-Hélène ainsi que mes premières trente années sur l’île.

Je viens de finir la relecture des épreuves de ce petit livre.

Couverture avec la bande d'accroche

L’objectif de ce récit était de clore une fois pour toute le sujet de ma présence sur l’île qui intrigue parfois le public (et avec eux les journalistes) et, ce faisant, détourne l’objet même de ma mission sur l’île (l’entretien, l’étude et la promotion des lieux de mémoire que sont les domaines nationaux). Je suis souvent désemparé et frustré lorsque les medias (français et surtout britanniques) qui viennent à Sainte-Hélène font du hors-sujet en s’attachant à ma personne. En prenant ainsi les devants, je compte bien rendre improbables ce genre d’hors-sujet. Les projecteurs doivent rester braquer uniquement sur Napoléon.   

Et puis, cette opération permettra aussi de poursuivre le travail promotionnel en France de notre travail sur l’île.


Ce récit est très personnel. En limitant les propos à mon enfance, mes premières impressions de Sainte-Hélène et ma vie sur place au quotidien, j’ai bien entendu respecté l'obligation de discrétion professionnelle pour tout ce qui concerne les faits et informations dont j’ai eu connaissance dans l'exercice et à l'occasion de mes fonctions.


Sortie prévue le 3 mai prochain.  /Michel-Dancoisne-Martineau-Je-suis-le-gardien-du-tombeau-vide 


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En voici le texte du 4° de couverture :


Je suis le gardien du tombeau vide

Que se passe-t-il dans la tête d’un garçon de dix-huit ans qui, un jour, quitte tout pour partir à Sainte-Hélène ? Et surtout, qu’est-ce qui le pousse à y rester ? La passion pour le mythe napoléonien ? L’amour de l’aventure ? L’envie de fuite peut-être ? La curiosité des îles ? Une rencontre ? Tout cela et plus encore…
À cinquante ans aujourd'hui, ce gamin devenu homme inclassable, passionné, à la fois conservateur, jardinier et bâtisseur, a construit sa carrière sur ce minuscule bout de terre britannique perdu au milieu de l’Atlantique Sud, îlot mythique dont il est devenu le consul honoraire de France. Sur ce rocher isolé, battu par des vents mauvais et des pluies sans fin, mais qui sait aussi se montrer magnifique, luxuriant, il a beaucoup vu et vécu. De cette prison des antipodes, de ce qui est la dernière résidence de Napoléon, de cet espace où la France maintient une part de son prestige, il raconte tout. Les drames, le poids du passé, les personnages, les coutumes, le quotidien, la liberté, la vérité d’une population aussi sclérosée, parfois, que sans tabous.

Lui qui a choisi de ressusciter le dernier lieu de vie de Napoléon et de ses compagnons d’exil dévoile son histoire, mais aussi notre Histoire. « Le gardien du tombeau vide » révèle d’une plume magnifique, à la fois poétique, alerte et pleine d’humour, combien son destin, chacun doit le forger. La légende vient après…

mardi 7 février 2017

distraction...

Lorsque les tâches administratives, le travail au musée et la recherche deviennent trop lourds… rien de tel qu’une journée de travail dans la vallée de la Tombe pour recharger mes batteries.


lundi 30 janvier 2017

Visite du directeur des territoires d'outre-mer britanniques.

Ce soir, j'ai reçu à Longwood Ben Merrick, Deputy Director of the Overseas Territories Directorate at the Foreign and Commonwealth Office. Il était accompagné de Jo Cheeseborough, la représentante du DFID (Department for International Development) à Sainte-Hélène. 



Coût de la vie à Sainte-Hélène

Petite réflexion mathématique de la journée…

On dit - et c'est vrai - que la vie à Sainte-Hélène est hors de prix. Le prix des articles que l'on trouve [lorsqu'on en trouve !] dans les épiceries de l’île sont deux à trois fois supérieurs à ceux pratiqués dans une épicerie de quartier à Paris.


Mais ce n’est pas tout. Même les services sont soumis à cette règle. 

Un exemple :
L’électricité en France : Prix du kWh TTC - Heures pleines 0,1 590 € et Heures creuses 0,1 300 €
L’électricité à Sainte-Hélène : Pour les premiers 1000 KWh, Prix du kWh € 0.35[1] et ensuite 0,54 €[2] - pas de tarif "Heures creuses".

Si l’électricité n’est, en moyenne, « que » 3,4 fois plus chère qu’en France, l’Internet par contre dépasse la barrière des dix fois plus pour une qualité vingt fois moindre.

Mais à tout dire, ces prix demeurent encore bien faibles pour avoir le bonheur de vivre à la marge du monde sous les tropiques ! En plus, exception à cette règle des coûts prohibitifs, on a le bonheur de trouver du thon trois à quatre fois moins cher qu'en France. Et je ne parle pas des langoustes et des cigales de mer.





[1] £0,30
[2] £0,46

dimanche 29 janvier 2017

Visite de Lord Ashcroft

Le mardi 10 janvier 2017, le milliardaire anglais, Lord Ashcroft a visité Sainte-Hélène à bord de son Dassault Falcon 7x.


Nous l’avons accueilli à Longwood House qu’il n’avait pas revu depuis 1948. 



Il ne pouvait en garder aucun souvenir car il n’avait alors que deux ans. Toutefois, son passage à Sainte-Hélène s’était inscrit dans la mémoire de sa famille. En effet, sa mère lui fit le récit de sa chute dans le bassin à poisson de Napoléon. C’est donc tout naturellement là que Lord Ashcroft fit une pause … le temps d’une pose.   


le Pavillon des Briars, un an après sa restauration.

Avec les fortes chaleurs, nous avons pu apprécier le choix des matériaux que nous avons utilisés pour la restauration du pavillon des Briars en 2015. L’isolation des toitures est vraiment efficace car même à l’étage, il fait encore frais en pleine après-midi ! 


La sécheresse qui persiste...

La sécheresse qui sévit depuis le mois de mai dernier perdure. Faute de fourrage ou de nourriture de substitution, de nombreuses vaches ont été abattues à Longwood.

Plateau de Deadwood avec vue du plateau de Longwood (en arrière-plan à droite)

À Longwood même les hémérocalles, ibiscus, gergéras, mésembryanthèmes et kniphofias pourtant résistants au manque d’eau disparaissent des jardins. Un spectacle de désolation s’installe lentement…

jardin de Marchand
jardins ouest




À la Tombe, la source a cessé de couler. Un immense réservoir est en cours construction en amont, à Hutt’s Gate. 




Paradoxalement c’est aux Briars que la sécheresse se fait le moins sentir car le système d’irrigation de l’eau qui dévale du pic de Diane que nous avons installé en 2011 fonctionne bien. Nous avons encore de l’eau en quantité suffisante pour les arrosages. 



Lumière matinale sur Longwood House

Ce matin je suis allé vérifier Longwood House ; je suis arrivé vers neuf heures. Je n’ai pas résisté à la tentation de prendre ce cliché qui malheureusement ne rend pas compte totalement de la mystérieuse lumière qu’il y avait… mais un peu tout de même. 








mardi 3 janvier 2017

Notre guide de Longwood House désignée Membre de l' "Order of the British Empire"

L’année 2017 commence prestigieusement pour les domaines nationaux de Sainte-Hélène : le 1er janvier, notre guide de Longwood House, Madame Ivy YON a été nommée membre dans l’excellentissime ordre de l’Empire britannique (Most Excellent Order of the British Empire) dont la devise chevaleresque est For God and the Empire (« Pour Dieu et l'Empire »). 




Depuis quinze maintenant, elle remplit cette fonction qui a fait d’elle un personnage incontournable pour tous les visiteurs de l’île. 

Je la félicite pour cette décoration qui nous honore tous.   


Kerisha



NEW YEAR HONOURS 2017









‘I am pleased to announce that Her Majesty the Queen has conferred the award of an MBE to Mrs Ivy May Yon in recognition of her services to the voluntary and tourism sectors and the teaching profession in St Helena.

‘Throughout her life, Ivy has supported and helped many people in the community who were less fortunate than herself, especially those who needed help in bringing up their children when times were more difficult than they are now. In the voluntary sector, Ivy was a member of the Girl Guide Movement for over 60 years, having been a member of the Brownies, Girl Guides and Ranger Units, and subsequently serving as a Brownie Guide Leader for 45 years.  She continued in this position after her retirement, before finally relinquishing the role in 2014.  Her contribution to the development of so many young girls over this 45 year period of service is immeasurable when considering the many skills the girls attained and use in their lives as a result of Ivy’s teaching and guidance.

‘Ivy has worked in the Tourism sector as a guide for the Napoleonic properties for a number of years, making herself available for tours of Longwood House and developing an almost encyclopaedic knowledge of Napoleon’s life - in particular the years that he spent on St Helena.  Ivy has spent many hours talking to tourists, journalists, members of the public and schoolchildren as she conducted her tours and her significant contribution to this aspect of the Island’s tourism sector cannot be underestimated.  

‘Ivy has also made an unstinting contribution to the life of the Church by fundraising and being a member of the Choir and Parochial Church Council.

‘Alongside her voluntary work, Ivy was employed in the teaching profession as a Primary School Teacher for 18 years prior to retirement, guiding and developing the Island’s children.

‘I am sure you will all join me in congratulating Ivy on this well-deserved Award.’ 

Lisa Phillips
Governor of St Helena, Ascension and Tristan da Cunha
30 December 2016