Visitez le site de la "Charity" (Fondation de droit local) Saint Helena Napoleonic Heritage

Visitez le site de la "Charity" (Fondation de droit local) Saint Helena Napoleonic Heritage
Pour préserver et promouvoir la mémoire de Napoléon à Sainte-Hélène

lundi 30 juillet 2018

Hiver 2018 à Longwood...

L'hiver à Longwood... c'est beaucoup de mélancolie, des sauts de températures violents et une pause des floraisons... beaucoup de vert !

Le temps des grands nettoyages dans les jardins. 









Les éditions 2018 pour la promotion de nos domaines nationaux : Longwood House et les Briars

Comme annoncé le 4 mars dernier, voici enfin sur les présentoirs du magasin de la Maison de Longwood les trois derniers volumes produits à compte d'auteur... pour le seul bénéfice de la St. Helena Napoleonic Heritage Ltd... EN VENTE EXCLUSIVE A LA BOUTIQUE DE LONGWOOD HOUSE 



vendredi 27 juillet 2018

un souvenir philatélique de 1980




Lorsque le 19 mai dernier j’ai assisté à l’ouverture du Musée Napoléon à Brienne-le-Château, un participant qui a omis de me donner son nom m’a offert un souvenir philatélique qu’il avait dû réaliser lors de la dernière croisière officielle du Souvenir napoléonien (c’était en 1980 !!!).


Un grand merci à cet inconnu de Brienne.  

vendredi 6 juillet 2018

Lowe, Montchenu et...


Non pas que je souhaite justifier mon manque de présence sur la toile durant ces derniers mois, mais je dois vous confier que les recherches que j’ai entreprises il y a maintenant déjà une petite année sur Sir Hudson Lowe, le geôlier de Napoléon m’ont un peu distrait… Grrrr
  
Sur le site de la Fondation Napoléon, je m’explique. Voici copie et le lien de l’interview.



UNE CHRONIQUE DE MICHEL DANCOISNE-MARTINEAU : LE MARQUIS DE MONTCHENU, RÉCONFORT DU GEÔLIER DE SAINTE-HÉLÈNE

Auteur(s) : DANCOISNE-MARTINEAU Michel
Partager 
  •  
Après avoir vécu quatre mois en apnée, plongé dans tout ce que je pouvais trouver sur Sir Hudson Lowe, j’ai mis un point final à la rédaction de mon étude sur ce grand-brûlé de l’histoire controversé pour mettre en forme une exposition que nous présenterons à Plantation House le 25 décembre prochain avec le soutien de la Gouverneure, du Musée de Sainte-Hélène et de la Fondation Napoléon.

Sir Hudson Lowe – ses manies bureaucratiques agaçantes, son arrivisme, son anxiété, son indécision chronique, son absence totale de tact corroborent l’image du geôlier inapproprié que, comme tout un chacun, j’avais déjà en tête. Et cependant, son opiniâtreté, sa résistance au harcèlement collectif, son imperturbabilité et sa place incommode dans la société anglaise élitiste de l’époque en font aussi un personnage captivant, tout droit sorti d’un récit par Thackeray ou Stendhal. Il fut une de ces nombreuses personnes qui entrèrent dans l’histoire du début du XIXe siècle avec une éducation et des principes du siècle précédent, rendus totalement obsolètes par la rapidité des événements de la Révolution et l’Empire français. Il ne se rendit pas compte que « Dix ans avaient suffi [à Napoléon] pour mettre dix siècles derrière lui.(1) » Et pourtant, encore plus déconnecté de son siècle que Lowe, il se trouva à Sainte-Hélène un Français envoyé par le ministère des Affaires étrangères en qualité de Commissaire de Louis XVIII qui en fut l’alter ego ultra-conservateur mais version soporifique.
Napoléon qui se rappela l’avoir vu à Valence dît de lui : « Quel bavard ! Quel imbécile ! Quelle folie d’envoyer ici des commissaires sans charges et sans responsabilités. Je connais ce Montchenu. C’est un vieux con, un bavard, un général de carrosse qui n’a pas senti la poudre. Je ne le verrai pas. ». Et le comte de Balmain, à Sainte-Hélène pour les mêmes raisons mais pour le Tsar, de rajouter lorsqu’on lui rapporta ces propos : « ce qu’il y a de fâcheux, c’est que le portrait est ressemblant ; il a une haute idée de son poste, le seul qu’il ait occupé. »
Grâce au travail de transcription des archives du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères que Paskalita Francheteau effectue bénévolement, on réalise combien Lowe et Montchenu formaient le binôme idéal. L’ultra-tory Gouverneur hostile par principe à tout changement, trouvait dans le rétrograde Montchenu, qu’il nommait sans malice « la vieille grenouille », encore plus conservateur que lui.
Que Lowe fût l’objet d’une moindre critique dans la presse de son pays ou dans les discussions sur l’île et ailleurs, immanquablement Montchenu se trouvait à ses côtés pour le rassurer et lui dire qu’il partageait son avis. Montchenu fut le réconfort moral du geôlier qui, à Sainte-Hélène, se recula encore davantage de son siècle.
Michel Dancoisne-Martineau
Juin 2018

lundi 2 juillet 2018

"Sainte-Hélène, 2015" par Jean Mendelson




Plus qu’un simple témoignage de « Sainte Hélène, 2015 », M. l’Ambassadeur[1] Jean Mendelson nous présente Napoléon sous « des angles différents, parfois contradictoires, à partir desquels chacun peut exprimer sa détestation, ses émotions ou son enthousiasme. »  Son immense connaissance de la diplomatie, de l’histoire et une considérable mémoire (il est capable de vous réciter des pages entières de chansons populaires, de poésies et autres chefs-d’œuvre littéraires comme ceux rédigés par Victor Hugo) lui ont permis de rédiger cet ouvrage qui me sera utile pour répondre aux détracteurs de Napoléon sans paraître  idolâtre ni bien sûr un détracteur ou un dénigreur systématique.


Jean Mendelson répond avec brio aux trois reproches qui reviennent régulièrement à propos de Napoléon: « il a fait la guerre à toute l'Europe», « il a massacré des centaines de milliers de personnes en portant la guerre à travers l'Europe…» et, pour ceux des critiques  qui éprouvent de la sympathie pour la Révolution, « il a détruit la République et trahi la Révolution ».

Au-delà même de Napoléon, avec cet ouvrage, Jean Mendelson démontre dignement, haut et fort que « Les hommes libres sont Français[2]. »

Merci Jean pour cet ouvrage qui s’impose dans toute bibliothèque hélénienne.


[1] Il a travaillé à la Mission du Bicentenaire de la Révolution française et a notamment été directeur des Archives diplomatiques avant d’être nommé ambassadeur de France à Cuba, puis ambassadeur pour l'Amérique latine de la présidence française de la Conférence sur le réchauffement climatique (COP21).
[2] Vers contenu dans l’hymne  « Veillons au salut de l'empire »